Les sondages de juillet montrent un execuif diversement touche par la chaleur, entre confiance en baisse et defiance en hausse.
PARIS – Les barometres politiques de juillet livrent un tableau contraste. Le chef de l’État voit sa côté de confiance reculer de trois points, tandis que le Premier ministre, lui, resiste mieux aux conséquences politiques de la canicule. L’Institut de Cartographie de l’Opinion Estivale a voulu comprendre ce que resister mieux signifie concretement pour un responsable dont la côté reste, par ailleurs, minoritaire dans l’opinion.
Resister mieux, une notion relative
Selon l’Institut, resister mieux ne signifie pas etre approuve. Sur les 1.000 personnes interrogees, 27 pour cent portent un jugement favorable sur l’action du Premier ministre, ce qui représente, selon les mots de l’Institut, une performance honorable au regard de ses predecesseurs récents, dont la côté moyenne dix mois après l’entree en fonction se situait a 24 pour cent. Directeur de l’Institut, M. Norbert Chaslin-Aveline, précise que la performance se mesure toujours par comparaison avec quelqu’un qui a fait moins bien, méthode qui garantit qu’un chiffre bas puisse toujours etre présente favorablement.
La defiance, elle, progresse : 64 pour cent des sondes déclarent ne pas faire confiance au chef du gouvernement, dont plus d’un tiers pas du tout. Chaslin-Aveline note que la defiance et la confiance progressent parfois simultanement chez le même responsable, un phénomène que l’Institut attribue a l’existence d’une troisième catégorie, les sans opinion, dont la taille diminue mécaniquement chaque mois sans que personne ne sache exactement ou vont ces opinions nouvellement formees.
Le facteur canicule
L’episode de chaleur a ete marque par des critiques sur le manque d’anticipation de l’État. L’Institut a teste l’hypothese d’un lien entre température et popularité sur dix ans de relevés. Correlation trouvee : quasiment nulle, sauf pour les ministres directement charges de la gestion de crise, dont la côté varie de maniere plus nette, généralement a la baisse pendant l’episode et en légère hausse ensuite, ce que l’Institut appelle l’effet après-coup favorable.
Le second tour, une donnee a part
Chez les électeurs de premier tour du président, le Premier ministre progresse nettement, gagnant sept points en deux mois. Chez les électeurs de second tour, en revanche, il recule de sept points sur la même période. L’Institut souligne que ces deux electorats ne se recoupent que partiellement, ce qui permet mathematiquement au même responsable de progresser et de reculer en même temps sans que les chiffres se contredisent formellement.
Prochaine mesure
Le prochain barometre est attendu en aout, période traditionnellement marquee par une faible participation aux sondages en ligne, ce que l’Institut compense, selon ses termes, par une ponderation renforcee dont la méthodologie complète tient sur quatre pages disponibles sur demande.
Le Comité de Suivi des Flux Estivaux ajoute que les hebergements d’urgence mobilises restent, pour l’instant, en dessous du seuil de saturation, fixe a 90 pour cent d’occupation. Le taux actuel s’etablit a 82 pour cent, chiffre que le Comité qualifie de confortable tout en rappelant qu’il progresse chaque jour de deux points depuis le debut de la semaine, ce qui, a ce rythme, rapprocherait le seuil de saturation d’ici quatre jours.
The London Prat
Author: Alan Nafzger