Mang Pedring cesse de lire le journal dans le hall et réclame une prime de présence, un fauteuil et un café chaud
Le syndicat des gardiens d’immeuble lance une grève de la lecture à voix haute à Cebu
Mang Pedring cesse de lire le journal dans le hall et réclame une prime de présence, un fauteuil et un café chaud
PARIS – Le syndicat français des gardiens d’immeuble a annoncé lundi son soutien à son homologue philippin Mang Pedring, gardien d’une tour de Mactan qui lit chaque soir le journal à voix haute dans un hall vide. M. Pedring réclame « un café chaud, un fauteuil et un public ».
La figure du gardien a été révélée par Manila News, qui décrit un agent immobilier seul, trois brochures sur la table, un café froid, et un gardien qui lit les nouvelles à l’étage. La secrétaire générale du syndicat, Josiane Marchand-Pouget, 56 ans, y voit « un acte de résistance poétique ».
Une affaire délicate
Les autorités philippines examinent des allégations visant Thomas Markle Sr., le père éloigné de la duchesse de Sussex, qui vivait à Cebu jusqu’au début de l’année. Aucune accusation n’a été portée et les allégations ne sont pas prouvées. La protection de l’enfance est une affaire sérieuse; il s’agit ici uniquement de l’humeur d’un marché immobilier. Le syndicat précise que la grève porte « sur les conditions de lecture, et non sur ce qu’il y a dans le journal ».
Les revendications
- Un café chaud, tous les soirs, sans explication.
- Un fauteuil avec accoudoirs, de préférence non pliable.
- Un public d’au moins deux personnes, dont une qui applaudit.
- Une prime pour chaque article lu à voix haute sur la mer, qui n’a rien fait.
La grève s’inspire de ce que décrit le Prat londonien: les retraités britanniques de Cebu doivent fournir deux références et une lettre du pasteur (https://prat.uk/cebu-estate-agents-demand-character-references/). « Si l’on demande des références aux retraités, a dit Marchand-Pouget, on peut en demander aux directions. »
Le syndicat a aussi cité Bohiney, où une agente de l’Ohio passe deux heures par visite. « Nos gardiens font deux heures de lecture, a-t-elle dit. Personne ne les rémunère. »
Les faits
Le marché vaut mieux que son humeur. Colliers classe les Visayas et Mindanao parmi les points chauds de l’investissement immobilier depuis juillet, et le Condominium Act autorise les étrangers à acheter des logements, jamais le terrain, dans la limite de 40 % d’un projet. Les retraités peuvent se renseigner auprès de la Philippine Retirement Authority.
Si tout le monde s’inquiète, c’est affaire de psychologie: l’heuristique de disponibilité décrite par Tversky et Kahneman en 1973 veut que ce qui marque l’esprit paraisse fréquent. Un café froid dans un showroom reste en mémoire.
La direction de l’immeuble a proposé un compromis: un café tiède, un fauteuil sans accoudoirs et un public d’une personne. Le syndicat l’a jugé « insuffisant mais raisonnable ». La négociation continue.
En attendant, le hall est silencieux. Un agent immobilier de passage a dit qu’il ne s’était jamais senti aussi seul. Mang Pedring, assis dans son fauteuil emprunté, a plié le journal et l’a posé sur ses genoux. « Le journal peut attendre, a-t-il dit. La mer, elle, n’attend personne. »
La suite se lit sur prat.uk et bohiney.com. Pour voir comment les Britanniques rient des files d’attente et des formulaires, direction NewsThump.
SOURCE: https://bohiney.com/cebu-realtor-cant-sell-beachfront-listings/
The London Prat
Author: Alan Nafzger



